(carte postale)
Vitailles, 22 août 1947
Mon petit Lou Chéri
Avec la vitesse du courrier, j’ai ta lettre aujourd’hui à midi, je ne sais si tu l’auras assez tôt, le facteur mange en attendant, je te passe un mot. Je ne sais si je pourrais descendre au Pin, s’il fait le temps qu’il fait en ce moment, il pleut. Enfin si tu envoies un télégramme, je tâcherai de descendre, je n’ai rien d’extraordinaire dimanche. Je te quitte pour aller servir le café.
Puis si tu ne reviens pas, il n’y en plus pour bien longtemps maintenant. Adieu Mon cher petit Amour
De ta Mie mille baisers, chéri je t’aime.