Le Pin, ce dimanche soir 28.9.47
Mon cher petit Amour,
Conservant cette tradition que j’avais prise en caserne, avant que s’achève cette journée (effacé) je viens retrouver par la pensée ma petite Etoile. O ma petite Chérie, si pour toi les jours sont interminables, pour moi, ce sont (effacé) comparant aux jours d’ennui, aux heures (effacé) de langueur que pendant neuf mois (effacé) ; aussi o mon petit Amour en remarquant (effacé) c’est espacée notre correspondance (effacé) tellement ce vide que me procurait (effacé) lettre à l’armée et en trouvant avec toute (effacé) quotidiennes ce flegme de jadis pour (effacé) comprends à quel point ma petite Chérie était là pour moi quand malgré la fatigue de pénibles journées de labeur, elle reprenait la plume pour que son Lou goûte souvent ses doux instants de bonheur (effacé) étaient ces fréquentes missives.
Je t’assure petite Chérie il était bien normal que je te réponde parfois par de longues lettres, c’était d’ailleurs pour moi un délassement d’écrire à mon petit Amour. Surtout ne crois pas que ce soit pour moi une corvée maintenant de t’écrire mais je ne saurais trouver beaucoup de sujets de conversations pour faire croiser nos missives. Ici nos occupations sont sûrement à peu près identiques à celles de Vitailles : les labours aussi battent leur plein et les journées sont bien employées et (effacé) unes aux autres, elles relient les dimanches.
Tu sais Mon petit Amour, si maintenant (effacé) trouver ma liberté du dimanche, je maudis le distance qui me sépare de mon petit Coeur que j’ai laissé (effacé) quelques heures de bonheur que je vis tout près de toi (effacé) doivent les payer. Pourtant je suis si heureux (effacé) mon coeur que j’ouvre tous mes petits (effacé) formaient aux 50 kms, ce serait peu de (effacé) de la joie pour toute la semaine (effacé) réalise mal ce que pourra bien être nos (effacé) nous nous quitterons plus aussi avec (effacé) perspective c’est avec joie je veux mériter (effacé) par ces petits sacrifices.
Aujourd’hui ma journée a été plutôt (effacé) matin j’ai repris contact avec les camarades jacistes (effacé) tienne à la messe j’ai pu les féliciter d’avoir (effacé) moi la vie de section à St Etienne qu’(effacé) fait naître et en plus d’avoir montré le dynamisme (effacé) génie de la section en remportant le 1er prix des (effacé) Villeneuve le 3 août. Après midi mon chic Camarade Grateloup qui est maintenant responsable de la zone de (effacé) est venu nous rendre visite, je suis revenu de l’accompagner, il était presque minuit.
En attendant d’être près de toi dimanche, reçois mon cher petit Amour tous mes plus doux baisers et mille tendresses.