Vitailles 7 novembre

Mon petit Poulet chéri

Mon pauvre chéri ta mie devient de plus en plus flegme, je commence déjà à faire les petits yeux, ma lettre ne va pas être longue sans doute. En même temps que ta lettre j’en recevais une de Lily et Loulou. Dis donc petit cachotier pourquoi tu m’avais pas dit qu’il venaient d’être très malades, surtout Loulou. Ils n’ont pas de chance depuis qu’ils sont mariés ils ont toujours quelques pépins. Sans doute ils n’avaient pas choisi une bonne date, dis donc, il faudrait mieux choisir nous, n’est-ce pas mon petit Poulet chéri. Autrement je crois que ça sera tout à fait catastrophique. Depuis ton retour il n’a pas plu du tout, il a fallu que vendredi dernier il fasse un temps aussi vilain. Enfin nous avons quand même passé deux bonnes journées tous les deux. Comme on s’habitue vite aux bonnes choses et déjà lundi il me manquait quelque chose, c’était mon petit chérie qui n’était plus là. Heureusement le travail m’empêche de m’ennuyer beaucoup surtout depuis deux jours, je restais un peu en dehors de l’ouvrage. Aussi lundi et mardi il y avait un peu plus à faire. Enfin depuis j’ai récolté un magnifique rhume qui sans doute sera guéri pour notre mariage tu ne crois pas chéri ?

Je vais te quitter pour ce soir

Je vais aller au dodo, adieu mon poulet chéri, de ta petite Mie reçois mille doux baisers et ses plus douces caresses

Pour toujours ta petite Mie qui t’aime