Vitailles 26 novembre 1947

Mon petit Poulet chéri

Ce soir comme je j’avais promis je viens te retrouver. Hier en rentrant de la foire d’Eymet j’ai trouvé ta gentille lettre qui m’attendait sur l’armoire. Sans doute tu as du aller à Villeneuve aujourd’hui. Moi  j’étais rentrée à midi après avoir fait mes commissions toute seule; Il n’y a avait rien d’interessant sans mon petit Poulet chéri. La J.A.C J.A.C.F. avait un stand qui marchait bien d’ailleurs. Après il y avait le travail qui m’attendait. Le commis est rentrée sans doute aujourd’hui. Il ne devait pas être trop décidé. Moi ça m’est égal.

Passons. Comme je t’avais dit, on tuera le cochon lundi donc tu n’auras qu’à prévenir chez toi que tu ne rentreras que mercredi : c’est un cousin qui le tue de bonne heure avec Yves. Il doivent aller faire un partie de chasse. Dimanche soir il faudra être sage, aller au dodo pas trop tard autrement le lendemain ta petite Mie pourrait peut être s’endormir sur la cuisine du cochon. Heureusement j’aurais mon petit chéri pour me donner un peu plus de courage, pas vrai mon petit amour.

Ce soir je vais te quitter. Oh seulement par la plume car mes pensées sont toujours près de toi

Adieu mon petit Poulet. A dimanche. Reçois mes plus doux baisers et mes plus tendres caresses, à bientôt dans tes bras où je suis bien

mon petit chéri je t’aime